L’insoutenable légèreté de l’être – Milan Kundera.

Hola,

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« L’histoire est tout aussi légère que la vie de l’individu,  légère, légère comme un duvet, comme une poussière qui s’envole, comme une chose qui va disparaître demain. »

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de poésie littéraire. En effet, après l’avoir commencé en septembre, mis en pause une semaine après et repris il y a quelques jours, j’ai fini L’insoutenable légèreté de l’être. C’est un livre sur lequel je suis tombée par hasard dans la bibliothèque de mes grands parents et ils me l’ont donné.

Ainsi, ce livre parle d’amour, de révolution, d’idéologie et de philosophie. On suit Tomas, Sabina et Tereza. Tomas est à la fois un libertin et un amoureux passionné, Tereza représente la moralité et Sabina incarne la légèreté. Je n’irais pas plus loin dans ce résumé car à mes yeux, on savoure bien plus lorsqu’on le découvre dans une totale ignorance.

Contexte Historique

 » L’Europe, c’set une Grande Marche. Une Marche de révolution en révolution, de combat en combat, toujours en avant »

Je pense que pour apprécier et comprendre l’entière ampleur du livre un point historique s’impose. On est plongé en Tchécoslovaquie, suite au Printemps de Prague, c’est une révolution contre l’invasion de l’URSS communiste. Cette révolution a été matée par l’URSS et une forte répression s’en suit avec de nombreuses arrestations, interrogatoires, mises sur écoute.

Les plus touchés, en dehors des dissidents politiques furent les intellectuels, c’est-à-dire, les écrivains, journalistes, médecins, toutes les personnes qui pourraient retourner la population contre le communisme. Beaucoup ont fui le pays pour se réfugier et éviter la déportation ou l’assassinat politique.

Voilà un aperçu du contexte dans lequel ce roman s’inscrit.

Mon avis

Ensuite, l’histoire n’est pas extraordinaire, on suit les trois personnages dans leurs vies respectives, tout en considérant le contexte politique environnant. Je ne veux vraiment pas en dire plus, je préfère parler un petit peu des personnages pour lesquels je pourrais littéralement écrire une dissertation, mais comme je n’ai pas envie de ruiner votre lecture je vais m’en tenir aux aspects qui ne révéleront pas une partie de l’intrigue.

Je pense que le personnage de Tomas est central, en même temps, c’est le personnage masculin principal. C’est un libertin, une sorte de Don Juan. Don Juan certes mais tout en ayant, lors de ses conquêtes un aspect se rapprochant bien plus de Meursault dans L’Etranger de Camus. En effet, il reste indifférent face au plaisir charnel. Mais, à l’opposer, il est passionnément amoureux. Il souligne un magnifique aspect humain et philosophique : Peut-on distinguer relations sexuelles et amour ? C’est une question à laquelle il est difficile de répondre. Tereza est la compagne de Tomas, elle vit avec lui et souffre d’une jalousie compulsive face à ses infidélités; elle tend à se remettre énormément en question. Je pense que c’est un personnage dans lequel on peut facilement s’identifier dans la mesure où, il est pour beaucoup difficile de ne pas être jaloux en relation amoureuse. Sabina, quant à elle, fuit Tomas lorsque celui-ci décide de vivre son amour avec elle. Je n’en dirai pas plus. J’avais juste vraiment envie de parler un peu de ce que j’avais ressenti sur les personnages en les découvrant, ce à quoi ils m’ont fait pensé et ce qu’ils incarnent.

 » La réaction dichotomique de leur mémoire à l’orage nocturne exprimait toute la différence qu’il peut y avoir entre l’amour et le non-amour. » 

Bref, sans vous en dire plus, je ne peux que vous conseiller de le lire, c’est magnifiquement bien écrit, les chapitres sont très courts et le livres et découpé en sept parties. Donc même pour les « petits lecteurs « , c’est adapté car en moyenne un chapitre fait entre une et deux pages. Moi j’ai adoré ce roman qui m’a plongé dans un contexte historique passionnant servi par une plume splendide.

Sur l’auteur et l’oeuvre.

Enfin; Kundera est tchèque, il est né en 1928. Il a participé, en 1967, a une manifestation anti-totalitariste avec des écrivains tchèques. Il écrit son roman à Paris où il a déménagé en 1978.

Ce roman se base sur le mythe nietzschéen de l’amour éternel. La théorie de Nietzsche est que l’on a qu’une seule vie et que l’on ne peut réparer nos erreur. L’Homme sachant cela préfère vivre dans la légèreté et fuir ses responsabilités. C’est exactement ce que l’on retrouve ici dans le personnage de Tomas notamment déchiré entre ses responsabilités en tant qu’intellectuel tchèque sous l’invasion russe et sa frivolité.

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