L’Etranger – Albert Camus

Hola,

Je vous retrouve en cette journée pluvieuse pour vous parler d’un livre qui m’a boulversé. Aujourd’hui je vais vous parler de L’Etranger, d’Albert Camus. J’ai lu ce livre courant février sur les conseils plus que pressants de ma maman.

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 » Il m’a demandé alors si je n’étais pas intéressé par un changement de vie. J’ai répondu qu’on ne changeait jamais de vie. « 

Résumé : « Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s’est ouverte, c’est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j’ai eue lorsque j’ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n’ai pas regardé du côté de Marie. Je n’en ai pas eu le temps parce que le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français… »

Ce roman, publié en 1942, est le premier d’Albert Camus et le roman qui va introduire une trilogie sur l’absurde qu’il va notamment poursuivre avec Le mythe de Sisyphe. On suit alors Meursault à Alger en Algérie française (qui a obtenu son indépendance en 1962 suite à une guerre et à la signature des accords d’Evian par le Général de Gaulle.).

Mon avis

C’est un livre très perturbant je trouve. Un merveilleux contraste est crée par Camus entre la chaleur de la ville et la froideur voire passivité du personnage de Meursault qui semble subir sa vie, l’observer d’un point de vue extérieur. Et cet aspect apparait dés le début in medias res avec cette première phrase, l’une des plus connue de la littérature « Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut être hier, je ne sais pas. »

J’avoue que c’est très difficile de vous parler de mes ressentis sans vous dévoiler l’intrigue du livre, bien qu’elle soit plus que connue.

J’ai beaucoup aimé l’écriture. Je l’ai trouvé simple, élégante, juste et très percutante. Le rythme du livre est très intéressant avec un clair changement entre les différentes partie dont il est composé. Malraux disait à propos du manuscrit de Camus qu’il a eu tendance à abuser de la structure  » sujet, verbe, complément, point. » qui tend à rendre l’ouvrage caricatural. face à ces remarques Camus a fait les modifications nécessaires.

Pour ce qui est de l’ambiance, encore une fois, je me répète, on est dans un pays très chaud, un climat désertique face à un personne extrêmement froid, qui ne pleure pas à l’annonce de la mort de sa mère.

Enfin, je n’ai pas pu m’empêcher de m’attacher à Meursault qui semble finalement se protéger derrière cette forme de passivité qu’il va conserver jusqu’à la fin. C’est un personnage qui n’est pas conforme à un modèle crée par la société, il n’a pas les réactions attendues par celle-ci, ni même le comportement. Il préfère s’isoler, se marginaliser que de s’adapter à une société à laquelle il ne croit pas. Je l’ai trouvé d’une sincérité déchirante. D’où le titre je pense, nous sommes ici face à un personnage étranger à la société dans laquelle il évolue, étranger au pays dans lequel il vit également. C’est une mise en exergue de l’injustice et du traitement de ceux qui ne rentrent pas dans le cadre fixé par la société.

 » Comme si cette grande colère m’avait purgé du mal, vidé d’espoir, devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. « 

J’ai donc, comme vous avez pu le remarquer, énormément aimé ce livre. Un coup de coeur peut- être ? Tout dépend de la définition qu’on en fait, oui ce livre à modifier ma perception du monde, de la société et de la littérature, mais n’est-ce pas ce que font, dans des proportions différentes, tous les livres ? Je pense que dans quelques années je réussirais à répondre à la question, ou même peut-être au moment de dresser mon bilan annuel. En tout cas je ne peux que le conseiller, d’autant plus qu’il s’agit d’un monument de la littérature.

Je vous laisse avec une citation à propos de ce livre qui semble résumer l’entièreté du roman, je fais une alerte SPOILER pour ce qui ne connaitraient pas l’histoire ou qui n’auraient pas lu le livre.

  » Dans notre société, tout homme qui ne pleure pas à l’enterrement de sa mère risque d’être condamné à mort.’ Je voulais dire seulement que le héros du livre est condamné parce qu’il ne joue pas le jeu. En ce sens, il est étranger à la société où il vit, il erre, en marge  » Albert Camus

Sources :

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