La vie devant soi – Romain Gary

Holà,

Je vous retrouve après cette, plutôt longue, absence qui s’explique tout simplement par un rythme scolaire effréné. Aujourd’hui, je viens vous parler d’une de mes lectures très récente et quelque peu spéciale. En effet, l’an dernier l’un de mes professeur à mentionner ce livre La vie devant soi de Romain Gary. J’ai lu une bonne partie de La promesse de l’aube du même auteur que je n’avais pas du tout aimé, un manque de maturité peut-être ? Bref, tout cela pour en venir au fait que j’ai décidé de donner une seconde chance à l’auteur et que j’en suis ravie.

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L’histoire

Nous sommes à Paris, dans la pension pour « enfants de putes » de Madame Rosa, une juive rescapée d’Auswitch qui a du se « défendre avec son cul » pour utiliser une expression du livre. On suit les enfants de cette pension et notamment Mohammed « Momo », qui a quatorze ans et qui vit avec Madame Rosa depuis sa tendre enfance. Il considère cette femme juive qui l’a elevé comme un musulman, comme sa mère, et va l’accompagner jusqu’à la fin; Madame Rosa étant âgée et en mauvaise santé.

Pourquoi j’ai aimé ? 

J’ai tout d’abord aimé les personnages, ils m’ont semblé réels, chacun avec son histoire, sa personnalité. Les personnages son dans un roman l’un des aspects les plus importants pour moi.

De plus, comment ne pas aimer cette écriture ? Enfin, si je sais ce qui peut poser problème, une certaine vulgarité, des mots crus, il parle de « putes » sans en cacher le mot, il y a des insultes aussi. Mais, à mes yeux, cette vulgarité n’est pas de trop, elle permet justement d’ancrer ce milieu si particulier, mais également d’ancrer une certaine misère sociale.

D’un autre côté, l’écriture est juste magnifique, la plume de Romain Gary est incroyable, poétique, marquante, il décrit une réalité comme celle-ci de manière élégante, sans pathos. Ce n’est pas de la pitié que l’on éprouve pour les enfants mais de la sympathie.

Enfin, comment ne pas aimer la relation établie entre Momo et Madame Rosa ? Elle est brute de forme mais également d’une douceur, c’est de l’amour qu’il y a entre eux, rien de moins bien que l’un comme l’autre ne soient pas doux. De même, je pense, et j’en suis même plutôt certaine, il y a tout un aspect autour de la tolérance, une juive qui recueille un musulman et l’élève comme tel; un immeuble regroupant une multitude d’ethnies et de religions, ce livre est un appel à la tolérance rien de moins.

 » Les mômes qui se piquent deviennent tous habitués au bonheur et ça ne pardonne pas, vu que le bonheur est connu pour ses états de manque. « 

Romain Gary a publié ce livre sous la plume d’Emile Ajar et a obtenu le prix Goncourt en 1975. Par ce stratagème il a obtenu un second prix Goncourt, l’ayant déjà obtenu pour Les racines du ciel en 1956. Cette affaire ne fut révélée qu’après la mort de l’auteur en 1980.

Ainsi, je vous encourage à le lire, il est très court d’une part et très bien écrit d’autre part, que demande le peuple ?

Sur ce, je vous laisse à vos lectures et je retourne aux miennes, en espérant pouvoir reprendre un rythme régulier rapidement.

 

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